Un des items du questionnaire faisait en effet référence aux contaminés par voie sexuelle ou par usage de drogue, en proposant ce « jugement de valeurs ».
Car ce n'est rien de plus qu'un jugement de valeurs, apparemment plus fréquents chez les hommes, les blancs, les personnes âgés de plus de 55 ans, sans éducation secondaire, avec un bas revenu, ou « mal informées »... soit la cible traditionnelle des mouvements extrémistes politiques ou religieux.
L'étude a été menée par le biais d'internet sur un échantillon représentatif de 5641 personnes : étaient offert du matériel informatique et un accès à internet en échange de la participation à des études hebdomadaires.
Il y a toutefois des biais évident dans l'étude, co!
mme le fait de considérer comme « bien informé » quelqu'un sachant que le sida ne s'attrape pas partageant un verre d'un séropositif ou en respirant ses éternuements !
Multiples consultations nécessaires, obligation d'informer fort copieusement la patiente, obligation de retourner le produit d'avortement au médecin, inscription du médecin à un registre d'avorteurs (pour faciliter le travail aux commandos anti-ivg ?) sont autant de limites à la mise en pratique de l'avortement.
De plus, Searle, qui produit le misoprostol, nécessaire à l'expulsion du foetus, a fait part de son refus catégorique d'un tel usage de son médicament anti-ulcéreux, arguant (certai! nement sous la pression du lobby anti-ivg...) qu'il n'a pas reçu d'agrément de prescription par la FDA pour cette indication
Voici une belle preuve des effets néfastes de l'intégrisme religieux sur la médecine et le libre accès aux soins.
N'hésitez d'ailleurs pas à participer au vote sur l'IVG