
L’immense majorité des écrits sur le bégaiement constate que le phénomène demeure encore méconnu. L’observation repose notamment sur le peu d’éclairage apporté par les résultats des travaux effectués et le taux d’échecs particulièrement élevé des programmes d’intervention dans le secteur.
Les insuffisances des résultats proviennent de celles de la vision théorique de la science sous-jacente ; depuis l’antiquité, l’évolution de la pensée scientifique est constante et cependant, les résultats des recherches sur le bégaiement font l’impasse sur ce changement dans la mesure où ils n’y font guère référence.
Les échecs tiennent aux moyens mis en œuvre dans les interventions concrètes, lesquels renferment un contenu léger, incomplet et peu adapté ; ils sont, la plupart du temps, dépourvus de bases ! théoriques et dans l’hypothèse contraire, prennent appui sur des fondements conceptuels insuffisamment construits.
C’est suite à l’insatisfaction des résultats des travaux par rapport à un lourd bégaiement dont nous souffrions et qui avait subi plusieurs rééducations sans réels succès que nous en étions arrivé à nous consacrer à la recherche sur le trouble et, plus tard, à sa rééducation avec la réussite de celui qui a exploré le phénomène de l’intérieur.
