
L'article insiste notamment sur la préférence des patients et des médecins pour les nouveaux médicaments plus cher. Ce critère paraît discutable, vu l'influance de la publicité des laboratoires sur les patients.
Enfin, même si les nouveaux traitements ont moins d'effets secondaires, ils ne sont quand même pas la panacée.
Le problème est surtout humanitaire, mais il faut savoir intéresser les auditeurs, dans ce cas des dirigeants économiques mondiaux, pour les amener à mettre la main à la poche...
La recherche a besoin d'argent pour faire un vaccin et non des médicaments, qui ne sont eux accessibles qu'aux pays les plus riches - et encore comme rapporté dans USA Today, la maladie y concerne surtout les plus pa! uvres ou les plus mis à l'écart. Est-il normal que le taux de séropositivité dans la communauté homosexuelle afro-américaine soit 5 fois supérieur à celui des homosexuels caucasiens ?Cette dernière est 2 fois plus fréquente chez les personnes s'adonnant à ces dépenses frénétiques, en partie à cause du regret du gaspillage une fois des achats effectués.
À cela il faut rajouter les effets sur l'équillibre socio-professionel et le couple de telles dépenses - un médicament antidépresseur ou une psychothérapie sont bien moins dispendieux !Encore plus cher que le Lariam, il se destine clairement aux populations occidentales par son prix trop élevé. Étrange, c'est comme s'il fallait amortir toute nouvelle molécule dans les 2 premières années de vente en fixant des prix prohibitifs !
Seuls les anti-moustiques et les mesures d'hygiène publique sont abordables pour les habitants des zones empaludées...Le taux de survie à 5 ans des cancers digestifs est maintenant inférieur à celui des États-Unis et du reste de l'Europe.
Voici de quoi répondre aux partisans d'une limitation à l'anglaise des système de santé...Oui la victoire légale en Afrique du Sud est une bonne chose, oui comme signalé précédemment elle ne va pas se traduire par de grands progrès sur le terrain, et oui une autre voie est possible et est d'ailleurs suivie avec succès par d'autres pays.
Déplacer un problème de santé publique dans les tribunaux n'est pas la meilleure des stratégies - les organisations sud africaines le reconnaissent elles mêmes, c'est au mieux une victoire à la Pyrrhus.
En résumant, l'auteur explique qu'il est facile de s'en procurer en ligne, que la prohormone est interdite en France, que la qualité n'est pas toujours au rendez-vous et, ô surprise, certains pharmaciens à Paris commencent à l'offrir en préparation magistrale...
Mais comme souvent expliqué ici même(1, 2), il est rappelé (un peu trop brèvement) que des effets néfastes n'ont pas été prouvé chez l'homme, et surtout pourquoi personne ne veut faire avoir l'AMM à ce qui n'est qu'un complément alimentaire : la molécule est non brevetable...En fait, il semble que ce soit plutôt un problème de moyens : pour lutter contre la tuberculose et la pneumonie il suffit de produire et distribuer des antibiotiques... ce qui n'est pas fait.
Alors produire des anti-rétroviraux (plus complexe et plus cher) puis ensuite les distribuer aux 5 millions de séropositifs, ce n'est pas pour tout de suite !